Un livre qu'on quitte sans en avoir extrait quelque chose est un livre qu'on n'a pas lu. - Antoine Albalat

jeudi 27 avril 2017

Des mots de tête - Le Secret de Pembrooke Park de Julie Klassen


Secret de Pembrooke Park Klassen

 Cinq fleurs : Je suis conquise (Coup de cœur)


Titre : Le Secret de Pembrooke Park
Auteur : Julie Klassen
Genre : Romance, Drame
Public visé : Adulte
Année de parution : 2015
Nombre de pages : 640 pages (Éditions Milady)

Quatrième de Couverture : Jeune femme sensée, Abigail Foster s’inquiète pour l’avenir de sa famille depuis qu’elle est ruinée jusqu’à ce qu’un étrange notaire leur propose d’emménager dans un grand manoir, Pembrooke Park, abandonné depuis dix-huit ans. Son père et elle s’y rendent et sont accueillis par le charmant vicaire, William Chapman, qui leur apprend que, selon des rumeurs, une pièce secrète renfermerait un trésor... Aux prises entre de vieux amis et de nouveaux ennemis, Abigail ignore la nature des dangers auxquels elle devra faire face avant de lever le voile sur ces mystères et de trouver l’amour qu’elle recherche depuis toujours...

Ce que j'en ai pensé (sans spoiler) : J'ai découvert ce roman par hasard, durant la Grosse OP de Bragelonne et Milady - consistant à vendre à prix très réduits une centaine d'ebook. C'est la sublime couverture qui m'a interpellée (et qui me fait regretter d'avoir ce roman sous format électronique, mais passons...) C'est sans réelles attentes que j'ai commencé Le Secret de Pembrooke Park, si ce n'était de passer un moment de lecture facile et sans prise de tête.

Je dois avouer que j'ai été agréablement surprise et que j'ai passé un excellent moment. Le roman de Julie Klassen mêle intelligemment (et à parts égales) l'intrigue amoureuse et l'intrigue générale, constituées des mystères entourant le manoir de Pembrooke Park, son voisinage et ses anciens occupants. Loin d'être un prétexte ou un simple décor aux histoires de cœur d'Abigail, le domaine de Pembrooke Park renferme de vrais secrets, qui tiendront le lecteur jusqu'au bout.

J'ai également beaucoup aimé l'écriture de Julie Klassen, très visuelle et très immersive. J'ai encore en tête le domaine du manoir, les pièces de la demeure ou les cottages du voisinage, comme un endroit que j'aurais visité. Les personnages sont eux-aussi très vivants, très dynamiques, et très bien construits. L'héroïne, Abigail Foster, nous fait inévitablement penser aux héroïnes pragmatiques de Jane Austen, notamment Elizabeth Bennet. Le Secret de Pembrooke Park est d'ailleurs bourré de clins d’œil à Jane Austen. Et c'est bien cette ambiance à la Jane Austen qui m'a séduite et qui donne une saveur toute particulière à la romance et aux mystères du manoir. Je me suis régalée. 

Mon avis en résumé : Romance historique, sur fonds d'intrigues et de mystères, dans l'Angleterre du début du XIXème siècle, Le Secret de Pembrooke Park est une petite pépite dans un sublime écrin qui nous fera préférer la version papier à la version numérique. Quand amour, séduction et mystères s'entremêlent dans un décor très « Austenien »...

mercredi 19 avril 2017

Des mots de tête - Liebster Awards 2017


Vélo fleuri

Connaissez-vous le principe des Liebster Awards ? Avant d'être nommée par la La Nife en l'Air, je n'avais jamais entendu parler de cet évènement. Je la remercie d'avoir pensé à moi :) Et vous invite à découvrir son blog si vous ne le connaissez pas déjà : une vraie bouffée d'optimisme, sur un chemin menant à la simplicité et abordant la quête du bonheur.

Les Liebster Awards consistent à nommer 11 blogs que l'on apprécie pour les faire découvrir aux autres, mais également à répondre à un questionnaire pour se dévoiler à travers 11 questions et 11 anecdotes personnelles. Apparemment, les règles varient selon les années. En 2017, les règles à respecter pour ceux qui sont nommés sont :

             partager 11 petites anecdotes sur soi
             répondre à 11 questions posées par la personne qui nous a nommé.es
             nommer à son tour 11 blogs peu connus 
             leur poser une série de 11 questions 


     Onze anecdotes personnelles


1. J'ai tenu mon premier blog à l'âge de 14 ans. Depuis, je n'ai presque jamais cessé d'en tenir un, même si j'en ai changé à plusieurs reprises. J'y postais des poèmes et des petits textes.
2. Ma saison préférée est le printemps. 

3. Je suis titulaire d'un doctorat en sciences économiques et ma thèse porte sur l'organisation de la journée de travail et sur les inégalités qui s'y cristallisent entre les hommes et les femmes. 

4. J'ai un chat, très sobrement appelé Le Chat

5. J'ai administré un forum de jeu de rôle sur l'univers de Prophétie Nordique, de 2008 à 2013. Les joueurs pouvaient incarner un personnage appartenant à l'un de mes sept peuples et se balader dans les contrées du Gwendir, à la rencontre d'autres personnages. J'y jouais l'héroïne de mon roman, Idril Calafas.

6. J'ai la phobie des poules et autres volailles.

7. J'ai participé à mon premier Appel à Textes (AT) cette année, avec une nouvelle sur les voyages temporels. 

8. Comme beaucoup d'autres enfants de ma génération, j'ai été victime du succès de Pokémon. J'ai commencé à jouer vers 11 ans avec la version bleue (#TeamCarapuce). Depuis, je suis restée une grande fan et j'y joue encore très régulièrement. Je découvre chaque nouvelle version avec des yeux émerveillés. Ma dernière partie en date, cet hiver. Avec Pokémon Lune (#TeamBrindibou) ! 

9. J'ai beaucoup souffert de t.o.c. de vérification à une époque. Vérifier les fenêtres fermées, les appareils électroménagers, ma porte d'entrée... J'en souffre beaucoup moins depuis que je vis en couple. 

10. Quand j'étais enfant, mon film préféré était L'Histoire sans fin. Côté lecture, j'étais passionnée par les Livres dont vous êtes le héros. J'en avais déniché une petite trentaine au fil des brocantes et vide-greniers. Mon tout premier, c'était Le Temple de la Terreur (de Ian Livingstone) mais mes préférés étaient ceux de la série Loup Solitaire.   

11. Le livre qui m'a le plus chamboulée ces dernières années, c'est Chroniques du Pays des Mères d'Elisabeth Vonarburg. C'est le premier livre que j'ai chroniqué en ouvrant ce blog.


     Les onze questions de Florie


1. De quoi parle ton blog ?
Des mots de tête me permet de partager mes expériences d'auteure débutante, de témoigner de mes difficultés et de mes réussites, et me permet également de parler de mes différents projets. En l'ouvrant, je voulais pouvoir partager avec d'autres auteurs à propos des expériences qui jalonnent le quotidien de ceux qui écrivent. Mais j'avais aussi envie de consacrer une partie de mon blog à l'imaginaire, notamment aux lectures de l'imaginaire, car c'est ce qui me fait vibrer et ce qui m'a donné envie de me mettre à écrire.

2. Quel est ton rapport à l’écriture (du blog et en général) ?
Un rapport très intime, car d'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours écrit. Quand j'étais enfant, j'écrivais un journal intime pour me souvenir de certaines choses. À cette époque, je n'écrivais pas pour les autres, mais pour moi-même. Et cette pratique de l'écriture pour moi-même a traversé les années, car encore maintenant, je possède un cahier dans lequel j'ai besoin de consigner certains évènements, certains états d'âme. Plus tard, quand j'étais adolescente, j'ai ouvert un blog pour partager avec quelques copines des petits poèmes que j'écrivais, des textes sur mes sentiments de l'époque. C'était plutôt sombre et mélancolique. Au début du lycée, j'entretenais une correspondance quasi-journalière avec ma meilleure amie, car nous n'étions pas dans la même classe et nous adorions nous écrire le soir.

Ensuite, vers la fin du lycée, j'ai commencé le jeu de rôle textuel, sur un forum s'inspirant de la série Eragon. C'est à cette époque que j'ai commencé à écrire des fictions. Et c'est sur ce forum que j'ai inventé l'univers de Prophétie Nordique, pour servir de background au personnage que j'y jouais : Idril. Peu de temps après, j'ai fondé mon propre forum. L'écriture était très compulsive à cette époque, presque obsessionnelle. Je passais des heures et des heures à écrire mes textes de rôle-play. Cinq ans après l'ouverture, je suis tombée malade et j'ai dû fermer mon forum. Je me suis alors mise à écrire mon premier roman. J'avais déjà écrit quelques chapitres épars, mais c'est en 2013 que j'ai véritablement commencé à travailler sérieusement le format roman de Prophétie Nordique. Par la suite, j'ai multiplié les expériences (nouvelles, fanfiction, autre roman...) pour en arriver où j'en suis maintenant :)

En résumé, l'écriture est pour moi un exutoire extrêmement puissant, je ne peux pas m'en passer. J'ai besoin d'écrire, que ce soit de la fiction, des articles de blog ou des pages de journal intime. 

3. Quel est/sont le(s) livre(s) que tu as envie de nous recommander aujourd’hui ?
Pourquoi pas ma lecture du moment ? Le secret de Pembrooke Park de Julie Klassen. Une romance dans l'Angleterre du début du 19ème siècle – ambiance très Jane Austen et Charlotte Brönte. Pour éponger les dettes de sa famille, Abigail Foster accepte d'emménager dans le domaine de Pembrooke Park, un endroit auréolé de mystères et de sombres rumeurs. Au fil des chapitres, Abigail devra démêler le vrai du faux sur cet endroit mystérieux, mais aussi composer avec le voisinage qui en sait plus qu'il ne veut l'admettre. Elle devra également apprendre à connaître le charmant vicaire qui vit à quelques mètres...

4. Qu’est-ce qui te fait vibrer dans la vie ?
L'écriture, je pense que vous l'aurez compris en lisant la question n°2. Et les univers imaginaires dans lesquels je peux me projeter complètement, et qui me font penser qu'ils existent quelque part...

5. Comment fabriques-tu du sens pour ta vie ?
Question délicate, que je ne suis pas certaine de comprendre réellement. J'essaye de profiter des choses qui me font du bien, sans trop réfléchir au sens que je veux donner à ma vie. Je ressens beaucoup les choses, quitte à souffrir d'hyper-émotivité, mais je fais rarement des projections sur le long terme. 

6. Quels sont tes projets du moment ?
En ce moment, je suis sans emploi, par choix. Après une thèse éprouvante, pour laquelle j'ai dû puiser dans mes dernières réserves, je prends quelques mois pour souffler. Pour renouer avec moi-même, faire le point sur mes envies, et accepter l'idée que je dois tourner le dos à ce que j'ai fait jusque-là. Quitte à prendre un job alimentaire pour me consacrer à mes projets personnels.

Cette période d'inactivité, c'est donc l'occasion pour moi de me consacrer pleinement à l'écriture. Et j'ai plein de projets ! En ce moment, je rédige un roman de fantasy, inspiré de la mythologie nordique, Les larmes de Caledë. J'ai également l'envie de répondre à des AT avec des nouvelles. L'une d'entre elles est actuellement en soumission pour la revue Gandahar.

7. Quelles sont les valeurs, les convictions ou les causes qui te tiennent à cœur ?
Globalement, je dirais que je suis très attachée au respect, à l'écoute, à l'empathie et à la tolérance. Je ne supporte pas la méchanceté, l'irrespect, l'intolérance, la haine, et la période de repli sur soi actuelle me fait très peur. Je suis très attachée à la cause des femmes et à la réduction des inégalités, à la liberté et aux droits féminins, à un rééquilibrage qui soit favorable aux hommes et aux femmes. Je suis également attachée à une vision du monde qui s’extrairait du travail tel qu'il est conçu aujourd'hui. Une vie qu'on ne passerait pas à travailler pour la gagner. 

8. Si tu devais créer une tagline pour ta vie aujourd’hui, quelle serait-elle ?
« Arrête de douter, et fonce ! »

9. Si tu pouvais vivre dans un monde imaginaire (de livre, film, série, jeu vidéo…) lequel choisirais-tu ?
C'est peut-être un peu égocentrique comme réponse, mais je choisirais probablement le Bois Sombre, l'un des sept royaumes de Prophétie Nordique. C'est un endroit tranquille, pacifiste, qui répugne à toute forme de violence. La vie qu'y mènent les Nymphes est tranquille, paisible, épanouie. Faite de petits bonheurs et plaisirs simples. Dans un cadre forestier idyllique, où le climat est doux... Sinon, je crois que je me plairais à vivre dans la Comté de Tolkien, parmi les Hobbits. Eux aussi ont une vie simple et tranquille... à moins de tomber sur un anneau !  

10. Comment te sens-tu maintenant ?
Détendue. Je viens de parler d'endroits calmes et paisibles, ça aide !

11. Quel est ton péché mignon ?
La nourriture. J'adore manger. Et dormir. C'est simple, mon conjoint me surnomme Goinfrex, le pokémon qui dort et qui mange... :] Je suis plutôt salé que sucré. Mon péché mignon, c'est la raclette. Mon dessert favori, le cheesecake !


valise dans les champs


     Onze blogs à découvrir


1. Mécanismes d’Histoires (écriture, conseils aux écrivains)
2. La plume d'Aemarielle (écriture, dessin)
3. Les victimes de louve (chroniques littéraires)
4. La plume de Manihola (écriture, lecture et cinéma)
5. Nipuni (illustrations, jeux vidéos)
6. Fée du scrap (scrapbooking)
7. Agnès Marot auteur (écriture, parcours d'écrivain)
8. Infinite RPG (jeu de rôle textuel, conseils écriture, communauté rôliste)
9. Aux sabots d'airain (écriture, parcours d'écrivain)
10. CélineM', scrap et compagnie (scrapbooking)
11. Chez Colcoriane (lecture, écriture)

     Mes onze questions aux nommés


1. Peux-tu te présenter en quelques mots ?
2. Pourquoi as-tu créé un blog ?
3. Quel est ton film préféré ?
4. L'écriture, c'est quoi pour toi ?
5. Quelle couleur te correspond le plus ?
6. Quel livre lis-tu en ce moment ?
7. Quelle œuvre de l'imaginaire (livre, film, série, jeu) t'a le plus marqué.e ?
8. Qu'est-ce qui te donne envie de te lever le matin ?
9. Sucré ou salé ?
10. Peux-tu nous raconter un souvenir d'enfance ?
11. Quels sont tes projets du moment ?   


Liebster Awards 2017


Comme d'habitude, je me suis montrée très (trop) bavarde :) J'espère que cet article vous aura plu malgré tout et que vous aurez appris deux ou trois petites choses ;)  Et surtout, que ça vous fera découvrir de nouveaux chouettes blogs !


Au plaisir de vous lire,
Adèle Weiss - Des mots de tête

jeudi 6 avril 2017

Des mots de tête - Mes projets d'écriture 2017


cahiers fleurs café

Après un début d'année un peu chaotique au niveau écriture, entre l'abandon d'un projet à peine amorcé et le syndrome de la page blanche dont j'ai bien du mal à me défaire, je vous propose de faire le point sur mes différents projets, en cours ou en réflexion. 

     Les larmes de Caledë | en cours d'écriture


Roman de fantasy, trouvant ses inspirations dans la mythologie nordique et prenant place dans le même univers que mon projet principal, Prophétie Nordique.

Résumé : « Le royaume du Bois Sombre est protégé par une puissante élite de magiciennes, les Gardiennes. Ces femmes, élues par la Déesse et l'Arbre de Vie, doivent renoncer à mener une vie ordinaire. Lorsqu'un tatouage en forme d'arbres à longues branches éclot au creux de leurs reins, les enfants marquées par la Déesse sont retirées à leur famille pour être formées à devenir les protectrices du royaume.
Lorsque la marque divine apparaît dans le dos de Thalissaë, sa destinée est toute tracée. Elle devra rejoindre la capitale du royaume, intégrer les rangs des Gardiennes, apprendre à maîtriser ses nouveaux pouvoirs et dédier sa vie à la protection de son peuple. À ses dépends, elle apprendra combien il est douloureux de s’écarter de la voie tracée par la Déesse…
» 

C'est le projet qui m'occupe en ce moment. Une histoire courte, prévue en un seul tome, racontant la vie d'une Nymphe vouée à servir son peuple, mais dont les choix l'emmèneront vers un autre destin. Les larmes de Caledë, c'est le destin d'une héroïne forte, qui ne se conforme pas à ce qu'on attend d'elle, avec pour toile de fond une histoire d'amour compliquée, la religion, le devoir et la magie.  

     Prophétie Nordique | en pause


Roman de fantasy, très librement inspiré de la mythologie nordique. Commencé en 2008, sous la forme de jeu de rôle textuel par forum, et avec quelques chapitres épars, sans véritable structure. Le projet de roman prend réellement forme en 2013, après la fermeture de mon forum.

Résumé : « Des siècles ont passé depuis la Prophétie. L'Ordre des Sept Compagnons a unifié la terre du dieu Odinn, préservé la cohésion du continent et maintenu la sécurité de ses habitants. Mais l'aube d'une nouvelle ère est sur le point de se lever. L'Ordre a été dissout et la guerre gronde. Idril, Siran et Telak ne se connaissent pas. Pourtant, bien des siècles auparavant, leurs destins ont été prophétisés par les Nornes et scellés par les agissements des Dieux. Dans cette guerre pour la liberté, l’avenir des sept royaumes est entre leurs mains. » 

C'est mon projet principal, celui qui me tient le plus à cœur. C'est une histoire dense, prévue en plusieurs tomes, où les destins de différents personnages s'entrecroisent. Mon intention est de raconter comment la dissolution de l'Ordre est vécue par ces différents personnages, et comment leurs réactions s'imbriquent les unes aux autres. Depuis 2013, j'ai rédigé un prologue, quatorze chapitres et plusieurs interludes. Mais je me suis rendue compte que j'avais besoin de prendre du recul par rapport à mon histoire et mes personnages. Le projet est donc en pause, le temps que les choses mûrissent. 

     Sous les écailles du dragon | en projet


Roman de fantasy, très librement inspiré de légendes chinoises. L'intrigue prend place dans un univers parallèle, comparable à la Chine Impériale, en proie à de nombreuses guerres intestines. Sous les écailles du dragon raconte l'histoire d'un amour impossible entre deux jeunes gens que tout oppose, avec pour toile de fond des batailles, de la magie et des animaux totems.

     Nouvelles & autres projets 


Récemment, je me suis remise à l'écriture de nouvelles. Dans cet exercice, je suis plutôt orientée science-fiction, anticipation et fantastique. Cette année, j'ai l'intention d'écrire des nouvelles plus régulièrement, mais aussi de répondre à des appels à textes lancés par des revues. Au mois de mars, j'ai répondu à l'appel de la revue Gandahar, « Paradoxes Temporels », en proposant une nouvelle fantastique. Par ailleurs, j'ai toujours dans mes tiroirs une autre nouvelle d'anticipation, qui doit être corrigée. Enfin, mon carnet d'idées déborde toujours d'idées diverses, dont une réécriture de contes et une nouvelle sur le concept des âmes-sœurs.

Je compte aussi continuer l'écriture de fan-fiction et d'interludes hors roman pour mes personnages...
À suivre... :}

samedi 1 avril 2017

Comment vaincre la peur de la page blanche


Montre hibou fleurs
Crédit image : Smells like spring


Après un début d'année un peu chaotique au niveau de l'écriture, entre l'abandon d'un projet à peine amorcé et le syndrome de la page blanche dont j'ai bien eu du mal à me défaire, le printemps souffle un vent frais sur mes envies et projets. J'ai toujours adoré le printemps. On quitte la morosité de l'hiver, et on profite des premières douceurs du soleil. Le printemps m'inspire, car il me redonne goût aux choses que la déprime hivernale avait rendues tristes...    

      Vaincre le syndrome de l'écrivain qui n'écrit pas...

Pour commencer cette nouvelle année, j'ai dû vaincre ma peur de la page blanche, mais aussi ma démotivation générale par rapport à l'écriture. Je ne crois pas qu'il existe une recette miracle pour combattre le syndrome de l'écrivain qui n'écrit pas... Chaque personne doit trouver son rythme, comprendre ses envies, utiliser ses ressources. Certaines personnes auront besoin de lâcher prise complètement, d'arrêter l'écriture pendant quelques temps, de se changer les idées, d'écouter leur Muse et de changer de projet, de se forcer à écrire... Cela dépend de la personne, et de la période. Ce qui marche à un moment donné ne remarchera peut-être pas la prochaine fois.

Pour moi, il a été question d'abandonner mon projet Sous les écailles du dragon, d'accepter que ce n'était pas le bon moment pour cette histoire. De me lancer dans un autre projet, un spin-off de Prophétie Nordique, consacré au peuple des Nymphes. De prendre du recul par rapport à l'écriture, en me consacrant à tout autre chose, notamment aux jeux-vidéos. J'ai pris du plaisir en m'investissant dans un jeu dont l'histoire et les personnages m'ont transportée. Lorsque je l'ai terminé, je me suis rendue compte que j'avais à nouveau envie d'écrire. Que j'avais envie de raconter des histoires comme celle que j'avais suivie. Muse s'était assez ressourcée. 

      ...grâce à la méthode du sablier

Pour vaincre ma peur d'écrire, j'ai testé une méthode d'écriture : la méthode du sablier, proposée par l'auteure Samantha Bailly. L'objectif est de consacrer chaque jour de la semaine un temps spécifique à l'écriture, et d'augmenter progressivement le temps alloué pendant les sessions (cinq minutes d'écriture le premier jour ; dix minutes le deuxième jour ; etc.)

Je ne partais pas forcément convaincue par cette méthode, car je suis du genre à vouloir me consacrer à de longues sessions d'écriture. Et à moins d'avoir deux heures devant moi, je n'ai pas envie de m'y mettre. Sauf que... en cas de blocage, relancer la machine par des sessions très courtes s'avère très efficace. Le premier jour, j'ai utilisé les cinq minutes pour ouvrir mon fichier, et penser à ce que j'avais envie d'écrire. Concrètement, je n'ai pas utilisé ces cinq minutes pour écrire, mais pour désacraliser le moment de l'écriture, ne plus redouter d'ouvrir mon fichier. Ces cinq minutes m'ont permis de créer une sorte de bulle, où seule l'écriture importait. Le lendemain, j'ai utilisé les dix minutes pour écrire ce à quoi j'avais réfléchi la veille... Et j'ai continué en augmentant les séances. Et cela m'a permis de commencer à écrire le prologue de mon nouveau projet, Les larmes de Caledë.

Défi sablier


      ...grâce aux rituels d'écriture

L'année dernière, je vous avais expliqué pourquoi je préférais parler de « rituels d'écriture » plutôt que de routine d'écriture ; cette dernière me donnant l'impression de culpabiliser les personnes qui ne peuvent pas écrire régulièrement. Avec la fin de ma thèse, j'avais peu à peu perdu mes rituels, et j'avais même fini par les mettre complètement de côté quand j'ai voulu recommencer à écrire cette année. Grâce à la méthode du sablier, j'ai retrouvé l'envie de me créer ma « bulle d'écriture » ; et pour que ma bulle soit la plus confortable possible, j'ai renoué avec mes rituels. 

Pour démarrer ma session d'écriture, je commence par diffuser un peu d'huile essentielle dans mon bureau. Une synergie revitalisante (c'est à dire un mélange de plusieurs huiles essentielles) de chez Nature & découvertes qui permet de créer une atmosphère vivifiante, stimulante, propice à l'écriture. Je suis vraiment convaincue par les bienfaits des huiles essentielles, et celle-ci fonctionne très bien pour donner un petit coup de fouet, tout en restant apaisante. Sinon, j'aime bien aussi la bergamote seule, qui créé une atmosphère très relaxante.

Ensuite, je me prépare une boisson chaude, un thé généralement. Puis je coupe mon diffuseur (pour ne pas saturer l'air, il ne faut pas diffuser d'huile trop longtemps). Et juste avant de démarrer, j'active le chronomètre de mon téléphone (c'est mon sablier 2.0), j'allume une bougie et je commence par relire les dernières phrases que j'ai écrites. Après quoi, je peux commencer à rédiger !

      ...grâce l'écriture de projets courts

Quand on éprouve des difficultés à écrire, certains auteurs préconisent de se consacrer à des projets courts, comme les nouvelles. Les projets courts permettent de renouer avec l'écriture, et peuvent donner la satisfaction d'aller au bout de quelque chose. C'est une méthode que j'applique régulièrement. Et qui fonctionne très bien pour moi. J'adore écrire des interludes - des tranches de vie pour mes personnages, qui ne s'insèrent pas dans mon roman. Cette méthode me permet de renouer avec mes personnages dans un cadre plus « décontracté ». Plus récemment, je me suis mise à la fan-fiction (avec les jeux vidéos de Bioware, Dragon Age et Mass Effect, qui ont un effet très stimulant sur mon inspiration et ma motivation). Et cela m'aide à écrire de courts textes uniquement pour m'amuser. 

Peu à peu, je commence à prendre goût à l'écriture de nouvelles. Les deux dernières semaines, je me suis beaucoup investie sur la rédaction d'une nouvelle fantastique, afin de l'envoyer à une revue. Leur appel à texte (ou AT) était dédié aux voyages temporels. Et cela m'a beaucoup inspiré. Il existe des sites répertoriant les AT des revues, comme Épopées fictives (pour la SFFF) ou Le Coin des Appels à textes : jeter un œil aux thèmes des AT peut stimuler l'imagination !



   En résumé, ce sont les principales méthodes que j'ai mobilisées en ce début d'année pour vaincre mon syndrome de l'écrivain qui n'écrit pas ; et j'en suis satisfaite puisque ça a fonctionné ! 


Au plaisir de vous lire,
Adèle Weiss - Des mots de tête