Un livre qu'on quitte sans en avoir extrait quelque chose est un livre qu'on n'a pas lu. - Antoine Albalat

samedi 22 août 2015

Ray’s Day 2015




Les initiatives pour promouvoir la lecture se multiplient avant la rentrée, et c'est bonne chose. Aujourd'hui, 22 août 2015, nous célébrons le Ray's Day, en hommage à l'écrivain - et passionné de lecture - Ray Bradbury ; l'auteur du célèbre roman Fahrenheit 451 (que je n'ai pas lu, bien évidemment, comme beaucoup d'autres classiques ; mais je me soigne). Cette journée est dédiée à la lecture, aux auteurs et aux lecteurs, l'occasion de partager des textes mais aussi d'évoquer sa passion à travers des chroniques blog ou vidéos. Chacun participe à sa façon, comme le rappelle le blog consacré à l'évènement. Pour ma part, j'ai choisi de participer en vous parlant de mon rapport à la lecture.   

« Si vous voulez être écrivain, vous devez privilégier deux choses: lire beaucoup et écrire beaucoup. » - Stephen King


Quand j'étais enfant, je lisais beaucoup. J'empruntais des livres à la bibliothèque de l'école primaire, essentiellement des Chair de Poule et des Livres dont vous êtes le Héros - on pouvait déjà deviner, à cette époque, que j'étais faite pour les univers imaginaires. Adolescente, je me souviens avoir arpenté les trois rayons du Centre de Documentation du collège et avoir fini par mémoriser l'intégralité du rayon fantastique. En même temps, on ne pouvait pas dire que c'était le rayon le plus garni (d'une bibliothèque déjà pas très bien fournie, à la base) Je me souviens aussi que le midi, je rentrais déjeuner chez ma grand-mère et après l'avoir aidé à faire la vaisselle, il me restait 15 ou 20 minutes pour lire les bouquins que j'avais empruntés (j'avoue aussi que, parfois, les dessins-animés diffusés sur Midi les Zouzous avaient ma préférence ; surtout quand ils passaient Princesse Sarah !)

Au lycée, il n'y avait plus de bibliothèque, alors je me contentais des livres prêtés par les copains de mon petit-frère : c'est grâce à eux que j'ai pu lire Eragon (qui initiera ma grande passion pour le rôle-play par forum, et donc la naissance de Prophétie Nordique) ou La Quête et Les Mondes d'Ewilan. À cette époque, c'est aussi la grande révélation du Seigneur des Anneaux, mais malgré mon adoration pour les films, je n'ai jamais pu terminer le livre. Qu'importe, les films auront définitivement signé ma passion pour les univers de fantasy. À l'université, je retrouve le chemin d'une bibliothèque de centre ville et un rayon dédié au fantastique. Je découvre de nouvelles œuvres, comme la Trilogie des Elfes. Finalement, avec les études supérieures et l'ouverture de mon forum de RP, je finis par abandonner la lecture. Je n'ai plus le temps de lire. Avec la thèse, c'est encore pire ; non seulement le temps me manque, mais en plus je dois déjà lire des bouquins scientifiques à longueur de journée. Overdose. 



Heureusement, depuis quelques temps, j'ai réussi à m'y remettre. Surtout depuis que je fréquente des sites et forums dédiés à l'écriture et à la lecture, qui m'ont fait connaître de très bonnes choses. Mais je ne suis plus une lectrice assidue comme avant ; et mes lectures peuvent s'étaler sur des semaines, voire des mois pour les plus gros ouvrages. C'est à ce moment là qu'apparaît la Pile à Lire (PAL de son joli surnom) : l'ensemble des livres (ou ebooks) achetés ou empruntés qui s'entassent dans un coin (ou dans votre liseuse) en attendant que vous les lisiez. Vous pouvez également y ajouter tous les livres qui vous font de l’œil, et que vous allez probablement acheter incessamment sous peu...

La mienne s'est étonnamment rallongée ces derniers mois. Il faut avouer que j'ai acheté beaucoup de livres (ebooks plutôt) en promotion, à des prix tellement attractifs que je ne pouvais pas résister. Un aperçu de cette pile à lire, par ordre supposé de lecture dans les mois à venir (mais bon, on sait très bien que certains livres achetés entre temps se hissent en haut de la pile quand on les a, faisant redescendre certains, qu'on ne lira probablement jamais...)

  • Les Pirates de L'Escroc-Griffe, tome 1, de Jean-Sébastien Guillermou
  • La Saga d'Aila, L'Oracle de Tennesse, tome 3, de Catherine Boullery
  • Le nom du Vent, de Patrick Rothfuss
  • Les Douze Royaumes, Les ailes du destin, Livre 5, de Fuyumi Ono
  • La Guerrière fantôme, de Lise Syven
  • L'ombre de l'assassin, de James Clemens
  • Le chevalier rouge, de Miles Cameron
  • Le Trône de Fer, tome 1, de G.R.R. Martin
  • etc.

De quoi m'occuper toute une vie ! 
Bon Ray's Day à toutes et tous !      

lundi 17 août 2015

Le 1er septembre, j’achète un livre/ebook de SFFFH francophone


« Le 1er septembre, j’achète un livre/ebook de 
Science-Fiction/Fantastique/Fantasy/Horreur francophone »

« Cette opération consiste (...) à inciter les lecteurs à acheter au moins un livre ou ebook de Science-Fiction/Fantastique/Fantasy/Horreur francophone ce jour-là, afin de soutenir et découvrir les nombreux talents de la francophonie dans les divers genres des littératures de l'imaginaire. » Présentation de l'opération par Gaëlle Dupille, fondatrice de l'Invasion des Grenouilles, projet visant à promouvoir la littérature fantastique francophone.

Puisque je trouve l'initiative louable et intéressante, et puisque que découvrir de nouveaux auteurs francophones est une bonne chose, je participe à l'opération de l'Invasion des Grenouilles. Vous aussi, vous pouvez participer en achetant un livre ou un ebook le 1er septembre (vous pouvez même en acheter plusieurs). Certains éditeurs et libraires proposeront même des promotions ce jour-là ! Et vous pouvez également faire connaître l'opération et le collectif en discutant avec votre entourage ou en présentant l'initiative sur votre page internet. Bref, faîtes comme moi :) 

Beaucoup de livres me font de l’œil ces derniers temps - comme si ma pile à lire n'était déjà pas assez remplie ! J'hésite encore sur le titre que j'achèterai ce jour-là, mais j'ai quelques petites idées... Peut-être avez-vous des suggestions à me proposer ? Avez-vous déjà choisi votre/vos livre(s) ?


 De gauche à droite : Le premier, Nadia Coste
La pelote d'épingles, Cécile G. Cortes
La Dame Blanche, La Saga d'Aila T4, Catherine Boullery
Le Roi des Fauves, Aurélie Wellenstein  

vendredi 7 août 2015

Prophétie Nordique - Extraits en vrac




Depuis que j'ai entrepris d'écrire Prophétie Nordique, beaucoup de choses ont changé, évolué. Un sacré chemin a été parcouru depuis que je me suis lancée dans cette aventure. Des hauts, des bas, des avancées, mais aussi des retours à la case départ. Depuis l'année dernière, j'ai réussi à trouver une dynamique qui me convient et qui me permet d'avancer. Aujourd'hui, Prophétie Nordique comporte un prologue et dix chapitre rédigés ; le onzième est en préparation. 188.000 signes. Presque 30.000 mots. J'ai partagé avec vous le prologue et le premier chapitre de mon projet, mais il s'en est passé des choses entre l'entretien diplomatique de l'introduction et le dernier chapitre que j'ai rédigé ! Je vous propose donc une compilation d'extraits divers, afin que vous puissiez en découvrir un peu plus sur mes personnages et mon histoire. Bonne lecture !



« Happée par ses préoccupations, Idril n’entendit qu’au dernier moment les pas feutrés de celui qui s’était rapproché d’elle, telle une ombre furtive et silencieuse. Les bras d’un homme s’enroulèrent autour de ses épaules et, sans crainte, elle abandonna son dos contre le torse ferme de ce visiteur nocturne. Elle ferma doucement les paupières pour s’imprégner de la tendresse de cette étreinte. Le roi des Ombres reposa sa joue contre la chevelure de la jeune femme, puis huma son parfum aux notes boisées et sauvages. Il glissa ensuite une mèche dorée derrière son oreille.
     — Tu m’as manqué.
Le chuchotement de sa voix était bien plus familier et affectueux que les intonations sérieuses qu’il avait utilisées à la Cour tout à l’heure. Du vouvoiement protocolaire et distant dont ils s’étaient servis, Morzan était repassé au tutoiement spontané et complice qu’ils employaient lorsqu’ils se retrouvaient en privé. Lentement, il fit pivoter Idril au creux de ses bras et cette dernière se lova en silence contre lui.
     — J’étais trop impatient de te voir pour attendre plus longtemps ta venue, lui murmura-t-il au creux de l’oreille. Un frisson agréable parcourut le corps de l’Amazone, tandis qu’un sourire complice s’épanouissait à la commissure de ses lèvres.
     — Pardonne-moi de ne pas t’avoir rejoint plus tôt. J’avais besoin…
     — …d’être un peu seule ? devança Morzan.
Idril opina de la tête, en silence, avant de se blottir davantage contre son ami. Elle enserra sa taille avec tendresse.
     — Je suis heureuse que tu sois là maintenant.
Les lèvres du jeune roi se courbèrent d’un sourire, puis il déposa un baiser sur le front de sa compagne, comme pour sceller les sentiments que lui inspiraient ses retrouvailles. » (Extrait du Chapitre 2)



« Bien qu'elle l'eut certainement déjà aperçu lors de précédentes rencontres diplomatiques, Idril n'avait qu'un très vague souvenir de son homologue. Pourtant, lorsqu'elle observa la troupe qui venait vers eux, elle le reconnut d'emblée. Galdor était un homme d'une trentaine d'années, au physique imposant et au charisme tranché. Sa grande taille dépassait largement celle de son entourage, bien qu'elle ne rivalisât pas avec celle d'une Amazone. Sa belle allure attirait irrémédiablement le regard, tout comme son épaisse chevelure frisée, blonde aux reflets cuivrés, qu'il n'avait pas pris soin d'attacher. Chaque nouvelle bourrasque de vent s'engouffrait dans sa crinière et lui donnait encore plus de volume. Lorsque les deux groupes parvinrent au même niveau, les trois souverains s'observèrent quelques instants. Puis, ils descendirent de leurs montures, se rejoignirent et se saluèrent de quelques hochements de tête, sans un mot.
Les boucles de Galdor flottaient jusqu'à ses épaules et encadraient un visage carré, duquel dénotait une force animale singulière. Cette figure n'inspirait pas confiance à la reine amazone, malgré la pétulance de son regard brou de noix qui lui conférait une sympathie naturelle. Elle se méfiait de lui, de son sourire aguicheur et des faux-semblants dont il pouvait user pour tromper leur vigilance. Son attention fut finalement détournée de Galdor par Niarus qui avait lui aussi mis pieds à terre et qui abandonnait à présent leur convoi pour rejoindre celui de son souverain. Après avoir accueilli son conseiller d'une tape amicale sur l'épaule, Galdor reposa son regard sur l'Ombre, puis sur l'Amazone. » (Extrait du Chapitre 5



« Idril replia ses jambes contre son torse, puis les entoura de ses bras et posa son menton sur ses genoux. Comme son ami avant elle, elle se laissa charmer par le spectacle tranquille du fleuve s'écoulant dans la vallée. Morzan observa discrètement du coin de l’œil son amie, perdue dans ses pensées.
     — Tu n'es pas toute seule, Idril. Tu ne devrais pas te comporter comme si le reste du monde s'opposait à toi.
Idril s'arracha à la contemplation de l'Olduin et tourna la tête vers son confident pour écouter la suite.
     — Je ne suis peut-être pas toujours d'accord avec toi, mais cela ne fait pas de moi ton ennemi pour autant. Je suis ton ami, je suis de ton côté, mais j'ai le droit d'avoir mon propre avis.
Face au silence de sa compagne, Morzan poursuivit.
     — Tu dois aussi accepter que je ne sois plus seulement ton ami, mais également ton allié. Je dirige un royaume, ce qui m'oblige à te contredire si j'estime que tes idées sont contraires aux intérêts de mon peuple. » (Extrait du Chapitre 6



     Syna ! s’exclama-t-elle de surprise.
Idril abandonna son compagnon et se précipita à la rencontre de celle qui n’appartenait pas au groupe de voyageurs. La guerrière, dont les cheveux blancs étaient sévèrement nattés sous sa nuque, accueillit sa souveraine avec un enchantement manifeste. Une vieille cicatrice oblique enlaidissait le côté gauche de sa bouche, mais n’en rendait pas moins chaleureux son sourire extatique. Elle tendit ses avant-bras, paumes tournées vers le ciel, et la souveraine s’en saisit avec une émotion vibrante.
     — Que faites-vous ici ? s’enquit-elle avec un étonnement inquiet. Vous étiez supposée demeurer à Eralo pendant mon absence.
     — Votre Majesté…
La voix de la guerrière s’achoppa au titre honorifique, auquel elle ne semblait toujours pas s’habituer. Un sourire de connivence éclaira le visage de la jeune reine tandis que Syna retrouvait sa contenance.
     — Une nouvelle en provenance de la capitale requiert votre attention. » (Extrait du Chapitre 9)



     Idril, derrière-toi !
La jeune femme se retourna à temps pour esquiver l’assaut d’un mâle qui s’était glissé dans son dos. De justesse, elle parvint à reprendre son épée et à faire face à son nouvel adversaire. Morzan accourut à ses côtés, comme si sa propre vie en dépendait. Déjà le vargár revenait à la charge, toutes griffes dehors. L’Amazone bondit avec souplesse sur le côté droit et la mâchoire du monstre claqua dans le vide. Sans reprendre son souffle, la guerrière fondit sur le fauve et chercha à transpercer son encolure de la pointe de son épée. Le vargár esquiva l’attaque d’un bond sur le côté, puis revint aussitôt à la charge. À côté d’eux, Morzan cherchait une ouverture pour prendre part au combat, mais la cadence effrénée des assauts du vargár et de la guerrière le tenait à distance. Aucun des deux ennemis ne laissait de répit à son adversaire. » (Extrait du Chapitre 10)

 

mardi 4 août 2015

Palum, le Basalte de Solange Leduc


Palum, le Basalte Solange Leduc

Trois fleurs : J'ai aimé, mais avec quelques réserves


Titre : Palum, Le Basalte
Auteur : Solange Leduc
Genre : Fantastique, Fantasy
Année de parution : 2014
Nombre de pages : 318 pages (Les éditions du Net)

Quatrième de Couverture : Le prochain retard et c'est l'exclusion du collège, Lisy le sait. Pourtant, ce matin encore, elle a préféré flâner au lit plutôt que se lever tôt pour affronter la neige. Sa seule chance d'arriver à l'heure est de couper par le pré du vieux chêne et de suivre la vieille voie de chemin de fer. Avec son amie Théa, Lisy avance au plus vite, malgré le froid et l'obscurité de la nuit. Alors que les portes du collège apparaissent enfin devant elles, une lumière aveugle l'adolescente et une voiture la percute. À son réveil, Lisy ne reconnait ni l'endroit, ni les étranges vêtements qu'elle porte. Où a-t-elle atterri ? Comment s'est-elle retrouvée là ? Et quel est cet étrange murmure qu'elle entend lorsque souffle le vent ? Cette fois, pas de doute, Lisy n'arrivera pas à l'heure pour le cours d'histoire.

Ce que j'en ai pensé : Palum, Le Basalte est le premier roman de Solange Leduc, jeune auteure francophone, découverte grâce à mes flâneries sur CocyClics - communauté de bêta-lecteurs et d'écrivains de l'imaginaire. Après avoir précisé mon souhait de le lire, j'ai reçu Palum, Le Basalte en cadeau lors d'un Swap entre grenouilles(un Swap est un échange de colis-cadeau entre membres d'une communauté). L'occasion de découvrir et soutenir de nouveaux auteurs de l'imaginaire.

Ce premier livre de Solange Leduc nous raconte une jolie histoire de fantasy, avec de la magie, des combats, des amitiés et un monde parallèle, dans lequel se trouve propulsée la jeune héroïne, Lisy. Elle se découvrira alors des pouvoirs, qu'elle devra apprendre à maîtriser, mais également une mission, alors qu'elle n'aspire qu'à retourner chez elle. Palum, Le Basalte est un livre bien écrit et divertissant, mais qui vise un public jeune, voire très jeune. Je ne m'attendais pas à un livre jeunesse et j'ai été un peu déçue, car j'éprouve beaucoup de mal à suivre une héroïne de 13 ans. J'ai parfois trouvé que Lisy faisait plus âgée - dans ses choix ou réactions -, et j'ai du mal à accrocher avec les jeunes adolescent(e)s matures. Mais cet avis n'engage que moi et mes préférences de lecture. 

Mon avis en quelques mots : Palum, Le Basalte est un bon livre de fantasy jeunesse, avec des ingrédients classiques mais efficaces, ainsi qu'une jolie écriture. Un roman qui pourrait servir de première incursion dans le monde de la fantasy, pour les jeunes lecteurs (13-14 ans). Une fin qui m'a surprise, dans le bon sens du terme. Et un deuxième tome en préparation, qui sera sans doute un peu moins jeunesse