Un livre qu'on quitte sans en avoir extrait quelque chose est un livre qu'on n'a pas lu. - Antoine Albalat

mardi 13 juin 2017

Boudicca de Jean-Laurent Del Socorro



 Quatre fleurs et demi : J'ai beaucoup aimé


Titre : Boudicca
Auteur : Jean-Laurent Del Socorro
Genre : Fantasy historique
Public visé : Adulte
Année de parution : 2017
Nombre de pages : 280 pages (Éditions ActuSF)

Quatrième de Couverture :  Angleterre, an I. Après la Gaule, l’Empire romain entend se rendre maître de l’île de Bretagne. Pourtant la révolte gronde parmi les Celtes, avec à leur tête Boudicca, la chef du clan icène. Qui est cette reine qui va raser Londres et faire trembler l’empire des aigles jusqu’à Rome ? À la fois amante, mère et guerrière mais avant tout femme libre au destin tragique, Boudicca est la biographie historique et onirique de celle qui incarne aujourd’hui encore la révolte.

Ce que j'en ai pensé (sans spoiler) : Boudicca est le premier livre que j'ai acheté aux Imaginales, c'est aussi celui que j'attendais le plus parmi les romans achetés au salon. C'était donc presque une évidence de commencer par celui-ci ! Je ne connaissais pas la plume de Jean-Laurent Del Socorro, car je n'ai pas lu son premier roman, Royaume de vent et de colères. J'attendais son livre car j'étais impatiente de découvrir Boudicca, cette figure héroïque, reine guerrière des Icènes qui s'est révoltée contre les Romains. Les reines guerrières, les femmes indépendantes et insoumises, forcément, vous savez que ça me parle... (voir mon article sur la place des femmes dans mes récits)

J'ai dévoré ce roman. J'ai tout de suite été happée par la voix de Boudicca – le livre est écrit à la première personne. C'est Boudicca elle-même qui nous raconte son histoire ; une histoire que j'ai trouvée passionnante, mais qui a pourtant beaucoup contrarié mes attentes.

Jean-Laurent Del Socorro a une façon très particulière de raconter son histoire. La narration reste plutôt distante des personnages et de leurs émotions, mais elle nous immerge pourtant complètement dans les évènements. J'ai vraiment apprécié la plume de l'auteur et la manière qu'il a choisie de raconter l'histoire de Boudicca. C'est une plume riche, poétique, et qui donne vraiment corps au récit et à la personnalité de l'héroïne. 

Si j'ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman, il s'avère pourtant qu'il est très éloigné de ce que j'en attendais. J'espérais découvrir une Boudicca fracassante et héroïque. Je désirais de l'épique et du grandiose. C'est finalement une Boudicca beaucoup plus humaine, avec ses doutes et ses failles, ses contradictions et ses échecs, que l'on découvre dans le roman de Jean-Laurent Del Socorro. Un parti pris intéressant.


Attention, spoilers :  Je regrette en revanche que la révolte armée contre les romains n'ait pas été autre chose qu'un épilogue raconté par un tiers personnage. J'ai eu le sentiment de rester sur ma faim, l'impression que l'histoire de Boudicca restait en suspens, qu'elle n'était pas vraiment terminée... Un peu dommage.      


Mon avis en résumé : J'ai passé un excellent moment de lecture avec Boudicca. L'histoire de cette reine guerrière celte m'a passionnée, et ce, même si son histoire s'avère éloignée de ce que je pensais trouver dans le roman. J'ai apprécié le style de Jean-Laurent Del Socorro, ce qui me donne envie de me pencher sur son premier roman. Cette lecture est vraiment proche du coup de cœur. Elle l'aurait été si les évènements relatés dans l'épilogue avaient été approfondis.

mercredi 24 mai 2017

Des mots de tête - Les Imaginales 2017


Affiche Imaginales 2017
Affiche du festival Les Imaginales 2017, sur le thème « Destinations »
réalisée par l'illustrateur Julien Delval


Du 18 au 21 mai, se sont déroulées les fameuses Imaginales ! Depuis plusieurs années (depuis que je fréquente Cocyclics, en fait), j'entendais parler de ce célèbre salon littéraire avec beaucoup d'enthousiasme, sans savoir de quoi il en retournait vraiment... jusqu'à ce week-end ! Durant lequel j'ai enfin pu comprendre pourquoi ce festival ameute les foules !

Les Imaginales, c'est un salon dédié aux littératures de l'imaginaire, et plus particulièrement à la littérature fantasy. Créé en 2002, le festival se déroule chaque année dans la ville d’Épinal, dans les Vosges. C'est l'un des premiers salons internationaux des littératures de l’imaginaire et le principal consacré à la fantasy. On y trouve bien sûr des auteurs et des illustrateurs, mais également des artisans. De nombreuses animations sont proposées : des conférences, des expositions, des déjeuners avec des auteurs, des spectacles, des jeux, des ateliers d'écriture, etc. Chaque année, plusieurs prix littéraires sont également décernés (comme le « Prix Imaginales », qui récompense les meilleurs romans de fantasy, dans plusieurs catégories)

Bulle du livre Imaginales
Photo prise dans la « Bulle du Livre » où sont rassemblés les auteurs et les stands des maisons d'édition

Après en avoir tant entendu parler, j'étais très contente de me rendre pour la première fois aux Imaginales cette année ! Vendredi matin, départ du Nord de la France en compagnie de ma marraine-filleule Amzil, pour près de cinq heures de route (le papotage intensif nous a donné l'impression d'une route bien plus rapide) Après un détour par notre chambre d'hôtes, nous sommes malheureusement arrivées trop tard sur le salon, la plupart des auteurs étaient déjà partis. Mais nous avons quand même pu en rencontrer quelques-uns ! J'ai ainsi pu faire ma première acquisition du week-end, Boudicca de Jean-Laurent Del Socorro (que j'attendais avec beaucoup d'impatience). Mais j'ai aussi pu revoir Franck Dive (auteur de Pérismer) ainsi que la sympathique équipe d'Etherval.

J'ai également pu papoter tranquillement avec Aurélie Wellenstein (Le Roi des Fauves, Les loups chantants - entre autres). Aurélie a été élue coup de cœur Imaginales de cette édition 2017. C'était presque mission impossible de la voir tranquillement le reste du weekend : elle était très sollicitée, de partout !  On a donc eu de la chance de la croiser le vendredi soir.

La journée du samedi a été particulièrement riche en émotions et en activité ! Tout a commencé avec la rencontre de plusieurs grenouilles (surnoms des membres de Cocyclics), dont ma chère marraine Panthera. Qui a su me reconnaître grâce à mon signe distinctif : la fameuse écharpe aux Pikachu :) 

" "
Pactiser avec l'Empire, c'est fait !

Les rencontres, mais aussi les retrouvailles, s'enchaînent à une vitesse folle. Les conversations et les rires vont bon train. Bonne humeur garantie ! Entre deux sessions de bavardages grenouillesques, j'ai le temps d'assister à deux cafés littéraires dans les Magic Mirrors. La première conférence, « Quand les héros de fantasy rencontrent leur destin », donne la parole à Pierre Pevel, Jean-louis Fetjaine, Pierre Bordage et Gregory Da Rosa. La deuxième, « Dans l’imaginaire, les animaux ne sont pas toujours nos amis ! », est animée par Charlotte Bousquet, Fabien Fernandez, Jean-Luc Marcastel et Estelle Vagner. Deux conférences assez différentes, mais très intéressantes à écouter.

Le temps du samedi après-midi s'avère propice à une promenade à travers les étals du marché de l'imaginaire. Les exposants vendent des merveilles, difficile de résister ! Je craque finalement pour un joli marque-page de l'illustratrice Maryline Weyl, « Chats, charmes et sorcelleries ». Qui accompagnera très bien mes acquisitions du week-end !

En effet, n'oublions pas pourquoi nous sommes venues ! Dans l'après-midi, je fais des allers-retours dans la « Bulle du Livre » pour faire mes emplettes. Malgré la foule, les auteurs sont abordables, chaleureux et souriants (pour la très grande majorité). Je rencontre enfin (!!) Jean-Louis Fetjaine, dont la Trilogie des Elfes m'a beaucoup marquée (un de mes livres de référence!), mais je suis un peu vite expédiée... Un peu déçue, je suis réconfortée par la gentillesse de Lionel Davoust (dont j'attendais La Messagère avec envie !) et de Jean-Philippe Jaworski. J'ai aussi la chance de discuter avec Francis Berthelot, très sympathique, dont le livre Khanaor figure parmi mes préférés (raaah, quel dommage de ne pas avoir pensé à le rapporter pour le faire dédicacer !) J'ai en revanche pu faire dédicacer mon exemplaire d'Iceltane, par son auteure Célia Flaux, mais également par l'illustratrice de la couverture, la talentueuse Sabrina Tobal (qui était bien occupée à peindre la jolie fresque des Imaginales).

Le lendemain, ma déception est définitivement oubliée grâce à la sympathie de Grégory Da Rosa, qui a su me donner très envie de lire son livre pendant la conférence Quand les héros de fantasy rencontrent leur destin ! C'est donc sur cette note plus que positive – avec dédicace personnalisée et énigme pour déjouer les fils de l'intrigue de Sénéchal – que je reprends la route du retour avec Amzil.

Dédicace d'Iceltane par Sabrina Tobal
La dédicace illustrée de Sabrina Tobal

Mais j'ai encore des choses à vous raconter ! Samedi soir, c'était une soirée spéciale grenouilles, puisque les membres de Cocyclics se retrouvaient pour partager une pizza. Une soirée géniale quoiqu'un peu bruyante (pas facile de s'entendre discuter quand une cinquantaine de grenouilles coassent en même temps !) J'ai pu y retrouver avec bonheur les copines que j'avais déjà rencontrées à l'anniversaire « 10 ans de Cocyclics » (tout particulièrement ma chère marraine Ifuldrita, à côté de qui j'étais infiniment heureuse d'être installée au restaurant ; ainsi qu'Ardawal, mon autre voisine de table, que j'ai pu apprendre à connaître davantage durant ce week-end) ! J'ai également pu rencontrer et papoter pour de vrai avec les copines grenouilles que je ne connaissais pas encore IRL (depuis le temps que j'attendais ça !)

La soirée était bien évidemment trop courte, le temps a passé à une vitesse folle, et je n'ai pas pu bavarder aussi longtemps que je l'aurais voulu, ni avec autant de grenouilles que je l'aurais désiré. C'était tout de même un moment riche de partage !


Au final, cela résume bien mon état d'esprit, une fois rentrée : ce week-end est passé beaucoup trop vite ! Je n'ai pas vu le temps passer. J'ai l'impression d'avoir raté beaucoup de grenouilles avec qui j'aurais aimé discuter, ou de ne pas avoir assez papoté avec celles que j'ai rencontrées. J'ai l'impression d'avoir manqué plein de chouettes conférences, de ne pas avoir assez profité des expositions et animations... Et pourtant, ce fut un week-end vraiment extraordinaire ! J'ai hâte d'y retourner !

Livres achetés aux imaginales 2017
Mon précieux butin !

Post-scriptum : La chronologie et l'exhaustivité des évènements s'étant déroulés ce week-end ne sauraient être parfaitement exactes ; tant c'était un bouillonnement d'activités et de rencontres... :}


Adèle Weiss - Des mots de tête 

mardi 2 mai 2017

Le doute et l'écrivain


Ordinateur et bougie

Le pire ennemi de l'écrivain, c'est très certainement le doute. Cette petite voix insidieuse qui vous murmure à l'oreille que vous n'y arriverez jamais, que votre histoire n'est pas originale, que personne ne sera intéressé par votre roman...  Le doute, c'est comme le bourdonnement désagréable et persistant d'un insecte qui vous tourne autour. Vous avez beau secouer la tête pour chasser les idées négatives, le doute finit toujours par revenir vous taquiner.

      L'écrivain et ses différents ennemis

Pour mener à bien ses projets, l'écrivain doit affronter une horde d'ennemis. Si vous êtes comme moi, accaparés par une vie bien remplie et pas toujours compatible avec l'écriture, vous savez très certainement que l'écrivain doit s'armer de patience et composer avec les aléas du quotidien. S'il veut pouvoir concrétiser ses projets, l'écrivain doit réussir à dépasser le manque de temps (ou le manque de disponibilité mentale – c'est-à-dire ne pas avoir l'esprit à l'écriture – ce qui est pire encore que le manque de temps, à mon avis). Il faut essayer de s'aménager des créneaux horaires dédiés à l'écriture, et essayer de s'y tenir. Parfois, plus que le manque de temps, c'est la flemme ou la procrastination qui a raison de l'écrivain. Il faut alors se faire violence, quitte à demander de l'aide à un ami.

Mais, vous est-il déjà arrivé de ne pas réussir à écrire, alors même que les conditions optimales étaient réunies ? Vous aviez du temps, de la disponibilité, vous aviez un projet sous la plume, vous étiez encouragé.e par vos amis ou votre entourage, vous étiez motivée et vous aviez envie d'écrire... mais, bizarrement, vous n'avez pas réussi à aligner plus de quelques mots. Tout un tas de raisons peuvent sans doute l'expliquer. Mais peut-être avez-vous simplement commencé à douter de vous ou de votre histoire ?

      Le doute, le pire ennemi de l'écrivain ?

Le doute peut être bénéfique, car il nous pousse à nous remettre en cause. Il nous invite à rester vigilant. À ne pas être trop confiants, trop sûr de nous-mêmes. Parfois, on se met à douter pour de bonnes raisons - qui n'a jamais douter de l'utilité d'une scène, de la cohérence d'un évènement ou d'un personnage, et à raison ? Parfois, le doute nous aide à améliorer les choses bancales de notre histoire. Il nous permet d'identifier les problèmes et de les dépasser.

Mais parfois, le doute n'a pas lieu d'être. Nous l'éprouvons quand même, nous nous remettons en cause sans raison, et nous tendons vers un perfectionnisme qui finit par nous paralyser. Les personnes sensibles, qui manquent de confiance en elles et/ou qui aiment le travail plus que bien fait, finissent par ne voir que le verre à moitié plein. Alors que les conditions sont idéales pour l'écriture, elles s'enferment dans une réflexion négative à propos de leur travail et n'écrivent pas.

À tort, nous laissons notre manque de confiance prendre le dessus. En ce sens, il n'y a pas pire pour l'avancement d'un projet que l'écrivain qui ne croit pas en ses capacités. S'il ne croit pas en lui, qui prendra la plume à sa place ? Personne.

      Pour quelles raisons l'écrivain doute-t-il ? Comment y remédier ?

On peut douter de plein de choses, quand on écrit ! J'ai l'impression que beaucoup d'écrivains doutent de l'originalité de leur histoire – et par extension de l'intérêt de leur histoire. Certains baissent les bras parce qu'ils pensent que leur projet n'intéressera personne, que tout a déjà été dit et que leur contribution est vaine. Ce n'est pas vrai ! Chaque histoire vaut la peine d'être racontée, ne serait-ce que parce que vous la raconterez avec vos propres mots, votre propre manière. Il peut être intéressant de rejoindre des communautés d'écrivains pour partager ses doutes, pour être rassuré, et pour voir qu'on est pas tout seul à avoir ces interrogations-là (et je recommande bien évidemment Cocyclics pour ceux qui écrivent dans le registre de l'imaginaire - qui m'a beaucoup aidé (et m'aide encore) à surmonter mes doutes d'auteure débutante). 

Le doute peut aussi frapper le style de l'écrivain, la façon dont il écrit. L'écrivain doute alors de sa capacité à raconter quelque chose. Ou alors, l'écrivain peut se mettre à douter de la cohérence de son histoire, de la profondeur de ses personnages... Dans ce cas de figure, il peut être intéressant de se confronter à l'avis d'autres personnes, d'autres auteurs - pour être rassurés... ou pour prendre le problème à bras-le-corps (Qu'est-ce que la bêta-lecture ?). 

Les origines du doute sont nombreuses. On devine principalement un manque d'assurance, de confiance en soi, une volonté de trop bien faire, une peur de l'échec ou un manque de reconnaissance. C'est donc du côté de la personnalité de l'écrivain qu'il faut creuser. Il est probable que l'écriture ne soit pas la seule activité à être affectée par le doute. Les livres de développement personnel (qui apprennent à gérer les émotions, à mieux se connaître, à valoriser les qualités et talents de la personne, etc.) peuvent être une piste. Personnellement, la lecture de L'art de se gâcher la vie de Marie Andersen m'a beaucoup appris en début d'année, quand je n'arrivais pas à lâcher prise (pour l'écriture, mais aussi dans mon quotidien en général). On m'a aussi beaucoup recommandé Comme par magie, d’Elizabeth Gilbert (avis disponible sur La Nife en l'air ou La plume d'Aemarielle).


         En tous les cas, pour ne pas rester paralysé par les doutes, c'est un travail à faire sur soi. Il faut essayer de comprendre les raisons de nos doutes, pourquoi on s'y enferme et pourquoi il est parfois plus "confortable" d'y rester que de se retrousser les manches. Il faut apprendre à se faire un peu plus confiance, à se dévaloriser un peu moins, à relativiser et à écouter ceux qui manifestent de l'intérêt pour nos travaux. Ce n'est pas simple... mais qui a dit que l'écriture était simple ? :)     


Au plaisir de vous lire,
Adèle Weiss - Des mots de tête

jeudi 27 avril 2017

Des mots de tête - Le Secret de Pembrooke Park de Julie Klassen


Secret de Pembrooke Park Klassen

 Cinq fleurs : Je suis conquise 


Titre : Le Secret de Pembrooke Park
Auteur : Julie Klassen
Genre : Romance, Drame
Public visé : Adulte
Année de parution : 2015
Nombre de pages : 640 pages (Éditions Milady)

Quatrième de Couverture : Jeune femme sensée, Abigail Foster s’inquiète pour l’avenir de sa famille depuis qu’elle est ruinée jusqu’à ce qu’un étrange notaire leur propose d’emménager dans un grand manoir, Pembrooke Park, abandonné depuis dix-huit ans. Son père et elle s’y rendent et sont accueillis par le charmant vicaire, William Chapman, qui leur apprend que, selon des rumeurs, une pièce secrète renfermerait un trésor... Aux prises entre de vieux amis et de nouveaux ennemis, Abigail ignore la nature des dangers auxquels elle devra faire face avant de lever le voile sur ces mystères et de trouver l’amour qu’elle recherche depuis toujours...

Ce que j'en ai pensé (sans spoiler) : J'ai découvert ce roman par hasard, durant la Grosse OP de Bragelonne et Milady - consistant à vendre à prix très réduits une centaine d'ebook. C'est la sublime couverture qui m'a interpellée (et qui me fait regretter d'avoir ce roman sous format électronique, mais passons...) C'est sans réelles attentes que j'ai commencé Le Secret de Pembrooke Park, si ce n'était de passer un moment de lecture facile et sans prise de tête.

Je dois avouer que j'ai été agréablement surprise et que j'ai passé un excellent moment. Le roman de Julie Klassen mêle intelligemment (et à parts égales) l'intrigue amoureuse et l'intrigue générale, constituées des mystères entourant le manoir de Pembrooke Park, son voisinage et ses anciens occupants. Loin d'être un prétexte ou un simple décor aux histoires de cœur d'Abigail, le domaine de Pembrooke Park renferme de vrais secrets, qui tiendront le lecteur jusqu'au bout.

J'ai également beaucoup aimé l'écriture de Julie Klassen, très visuelle et très immersive. J'ai encore en tête le domaine du manoir, les pièces de la demeure ou les cottages du voisinage, comme un endroit que j'aurais visité. Les personnages sont eux-aussi très vivants, très dynamiques, et très bien construits. L'héroïne, Abigail Foster, nous fait inévitablement penser aux héroïnes pragmatiques de Jane Austen, notamment Elizabeth Bennet. Le Secret de Pembrooke Park est d'ailleurs bourré de clins d’œil à Jane Austen. Et c'est bien cette ambiance à la Jane Austen qui m'a séduite et qui donne une saveur toute particulière à la romance et aux mystères du manoir. Je me suis régalée. 

Mon avis en résumé : Romance historique, sur fonds d'intrigues et de mystères, dans l'Angleterre du début du XIXème siècle, Le Secret de Pembrooke Park est une petite pépite dans un sublime écrin qui nous fera préférer la version papier à la version numérique. Quand amour, séduction et mystères s'entremêlent dans un décor très « Austenien »...

mercredi 19 avril 2017

Des mots de tête - Liebster Awards 2017


Vélo fleuri

Connaissez-vous le principe des Liebster Awards ? Avant d'être nommée par la La Nife en l'Air, je n'avais jamais entendu parler de cet évènement. Je la remercie d'avoir pensé à moi :) Et vous invite à découvrir son blog si vous ne le connaissez pas déjà : une vraie bouffée d'optimisme, sur un chemin menant à la simplicité et abordant la quête du bonheur.

Les Liebster Awards consistent à nommer 11 blogs que l'on apprécie pour les faire découvrir aux autres, mais également à répondre à un questionnaire pour se dévoiler à travers 11 questions et 11 anecdotes personnelles. Apparemment, les règles varient selon les années. En 2017, les règles à respecter pour ceux qui sont nommés sont :

             partager 11 petites anecdotes sur soi
             répondre à 11 questions posées par la personne qui nous a nommé.es
             nommer à son tour 11 blogs peu connus 
             leur poser une série de 11 questions 


     Onze anecdotes personnelles


1. J'ai tenu mon premier blog à l'âge de 14 ans. Depuis, je n'ai presque jamais cessé d'en tenir un, même si j'en ai changé à plusieurs reprises. J'y postais des poèmes et des petits textes.
2. Ma saison préférée est le printemps. 

3. Je suis titulaire d'un doctorat en sciences économiques et ma thèse porte sur l'organisation de la journée de travail et sur les inégalités qui s'y cristallisent entre les hommes et les femmes. 

4. J'ai un chat, très sobrement appelé Le Chat

5. J'ai administré un forum de jeu de rôle sur l'univers de Prophétie Nordique, de 2008 à 2013. Les joueurs pouvaient incarner un personnage appartenant à l'un de mes sept peuples et se balader dans les contrées du Gwendir, à la rencontre d'autres personnages. J'y jouais l'héroïne de mon roman, Idril Calafas.

6. J'ai la phobie des poules et autres volailles.

7. J'ai participé à mon premier Appel à Textes (AT) cette année, avec une nouvelle sur les voyages temporels. 

8. Comme beaucoup d'autres enfants de ma génération, j'ai été victime du succès de Pokémon. J'ai commencé à jouer vers 11 ans avec la version bleue (#TeamCarapuce). Depuis, je suis restée une grande fan et j'y joue encore très régulièrement. Je découvre chaque nouvelle version avec des yeux émerveillés. Ma dernière partie en date, cet hiver. Avec Pokémon Lune (#TeamBrindibou) ! 

9. J'ai beaucoup souffert de t.o.c. de vérification à une époque. Vérifier les fenêtres fermées, les appareils électroménagers, ma porte d'entrée... J'en souffre beaucoup moins depuis que je vis en couple. 

10. Quand j'étais enfant, mon film préféré était L'Histoire sans fin. Côté lecture, j'étais passionnée par les Livres dont vous êtes le héros. J'en avais déniché une petite trentaine au fil des brocantes et vide-greniers. Mon tout premier, c'était Le Temple de la Terreur (de Ian Livingstone) mais mes préférés étaient ceux de la série Loup Solitaire.   

11. Le livre qui m'a le plus chamboulée ces dernières années, c'est Chroniques du Pays des Mères d'Elisabeth Vonarburg. C'est le premier livre que j'ai chroniqué en ouvrant ce blog.


     Les onze questions de Florie


1. De quoi parle ton blog ?
Des mots de tête me permet de partager mes expériences d'auteure débutante, de témoigner de mes difficultés et de mes réussites, et me permet également de parler de mes différents projets. En l'ouvrant, je voulais pouvoir partager avec d'autres auteurs à propos des expériences qui jalonnent le quotidien de ceux qui écrivent. Mais j'avais aussi envie de consacrer une partie de mon blog à l'imaginaire, notamment aux lectures de l'imaginaire, car c'est ce qui me fait vibrer et ce qui m'a donné envie de me mettre à écrire.

2. Quel est ton rapport à l’écriture (du blog et en général) ?
Un rapport très intime, car d'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours écrit. Quand j'étais enfant, j'écrivais un journal intime pour me souvenir de certaines choses. À cette époque, je n'écrivais pas pour les autres, mais pour moi-même. Et cette pratique de l'écriture pour moi-même a traversé les années, car encore maintenant, je possède un cahier dans lequel j'ai besoin de consigner certains évènements, certains états d'âme. Plus tard, quand j'étais adolescente, j'ai ouvert un blog pour partager avec quelques copines des petits poèmes que j'écrivais, des textes sur mes sentiments de l'époque. C'était plutôt sombre et mélancolique. Au début du lycée, j'entretenais une correspondance quasi-journalière avec ma meilleure amie, car nous n'étions pas dans la même classe et nous adorions nous écrire le soir.

Ensuite, vers la fin du lycée, j'ai commencé le jeu de rôle textuel, sur un forum s'inspirant de la série Eragon. C'est à cette époque que j'ai commencé à écrire des fictions. Et c'est sur ce forum que j'ai inventé l'univers de Prophétie Nordique, pour servir de background au personnage que j'y jouais : Idril. Peu de temps après, j'ai fondé mon propre forum. L'écriture était très compulsive à cette époque, presque obsessionnelle. Je passais des heures et des heures à écrire mes textes de rôle-play. Cinq ans après l'ouverture, je suis tombée malade et j'ai dû fermer mon forum. Je me suis alors mise à écrire mon premier roman. J'avais déjà écrit quelques chapitres épars, mais c'est en 2013 que j'ai véritablement commencé à travailler sérieusement le format roman de Prophétie Nordique. Par la suite, j'ai multiplié les expériences (nouvelles, fanfiction, autre roman...) pour en arriver où j'en suis maintenant :)

En résumé, l'écriture est pour moi un exutoire extrêmement puissant, je ne peux pas m'en passer. J'ai besoin d'écrire, que ce soit de la fiction, des articles de blog ou des pages de journal intime. 

3. Quel est/sont le(s) livre(s) que tu as envie de nous recommander aujourd’hui ?
Pourquoi pas ma lecture du moment ? Le secret de Pembrooke Park de Julie Klassen. Une romance dans l'Angleterre du début du 19ème siècle – ambiance très Jane Austen et Charlotte Brönte. Pour éponger les dettes de sa famille, Abigail Foster accepte d'emménager dans le domaine de Pembrooke Park, un endroit auréolé de mystères et de sombres rumeurs. Au fil des chapitres, Abigail devra démêler le vrai du faux sur cet endroit mystérieux, mais aussi composer avec le voisinage qui en sait plus qu'il ne veut l'admettre. Elle devra également apprendre à connaître le charmant vicaire qui vit à quelques mètres...

4. Qu’est-ce qui te fait vibrer dans la vie ?
L'écriture, je pense que vous l'aurez compris en lisant la question n°2. Et les univers imaginaires dans lesquels je peux me projeter complètement, et qui me font penser qu'ils existent quelque part...

5. Comment fabriques-tu du sens pour ta vie ?
Question délicate, que je ne suis pas certaine de comprendre réellement. J'essaye de profiter des choses qui me font du bien, sans trop réfléchir au sens que je veux donner à ma vie. Je ressens beaucoup les choses, quitte à souffrir d'hyper-émotivité, mais je fais rarement des projections sur le long terme. 

6. Quels sont tes projets du moment ?
En ce moment, je suis sans emploi, par choix. Après une thèse éprouvante, pour laquelle j'ai dû puiser dans mes dernières réserves, je prends quelques mois pour souffler. Pour renouer avec moi-même, faire le point sur mes envies, et accepter l'idée que je dois tourner le dos à ce que j'ai fait jusque-là. Quitte à prendre un job alimentaire pour me consacrer à mes projets personnels.

Cette période d'inactivité, c'est donc l'occasion pour moi de me consacrer pleinement à l'écriture. Et j'ai plein de projets ! En ce moment, je rédige un roman de fantasy, inspiré de la mythologie nordique, Les larmes de Caledë. J'ai également l'envie de répondre à des AT avec des nouvelles. L'une d'entre elles est actuellement en soumission pour la revue Gandahar.

7. Quelles sont les valeurs, les convictions ou les causes qui te tiennent à cœur ?
Globalement, je dirais que je suis très attachée au respect, à l'écoute, à l'empathie et à la tolérance. Je ne supporte pas la méchanceté, l'irrespect, l'intolérance, la haine, et la période de repli sur soi actuelle me fait très peur. Je suis très attachée à la cause des femmes et à la réduction des inégalités, à la liberté et aux droits féminins, à un rééquilibrage qui soit favorable aux hommes et aux femmes. Je suis également attachée à une vision du monde qui s’extrairait du travail tel qu'il est conçu aujourd'hui. Une vie qu'on ne passerait pas à travailler pour la gagner. 

8. Si tu devais créer une tagline pour ta vie aujourd’hui, quelle serait-elle ?
« Arrête de douter, et fonce ! »

9. Si tu pouvais vivre dans un monde imaginaire (de livre, film, série, jeu vidéo…) lequel choisirais-tu ?
C'est peut-être un peu égocentrique comme réponse, mais je choisirais probablement le Bois Sombre, l'un des sept royaumes de Prophétie Nordique. C'est un endroit tranquille, pacifiste, qui répugne à toute forme de violence. La vie qu'y mènent les Nymphes est tranquille, paisible, épanouie. Faite de petits bonheurs et plaisirs simples. Dans un cadre forestier idyllique, où le climat est doux... Sinon, je crois que je me plairais à vivre dans la Comté de Tolkien, parmi les Hobbits. Eux aussi ont une vie simple et tranquille... à moins de tomber sur un anneau !  

10. Comment te sens-tu maintenant ?
Détendue. Je viens de parler d'endroits calmes et paisibles, ça aide !

11. Quel est ton péché mignon ?
La nourriture. J'adore manger. Et dormir. C'est simple, mon conjoint me surnomme Goinfrex, le pokémon qui dort et qui mange... :] Je suis plutôt salé que sucré. Mon péché mignon, c'est la raclette. Mon dessert favori, le cheesecake !


valise dans les champs


     Onze blogs à découvrir


1. Mécanismes d’Histoires (écriture, conseils aux écrivains)
2. La plume d'Aemarielle (écriture, dessin)
3. Les victimes de louve (chroniques littéraires)
4. La plume de Manihola (écriture, lecture et cinéma)
5. Nipuni (illustrations, jeux vidéos)
6. Fée du scrap (scrapbooking)
7. Agnès Marot auteur (écriture, parcours d'écrivain)
8. Infinite RPG (jeu de rôle textuel, conseils écriture, communauté rôliste)
9. Aux sabots d'airain (écriture, parcours d'écrivain)
10. CélineM', scrap et compagnie (scrapbooking)
11. Chez Colcoriane (lecture, écriture)

     Mes onze questions aux nommés


1. Peux-tu te présenter en quelques mots ?
2. Pourquoi as-tu créé un blog ?
3. Quel est ton film préféré ?
4. L'écriture, c'est quoi pour toi ?
5. Quelle couleur te correspond le plus ?
6. Quel livre lis-tu en ce moment ?
7. Quelle œuvre de l'imaginaire (livre, film, série, jeu) t'a le plus marqué.e ?
8. Qu'est-ce qui te donne envie de te lever le matin ?
9. Sucré ou salé ?
10. Peux-tu nous raconter un souvenir d'enfance ?
11. Quels sont tes projets du moment ?   


Liebster Awards 2017


Comme d'habitude, je me suis montrée très (trop) bavarde :) J'espère que cet article vous aura plu malgré tout et que vous aurez appris deux ou trois petites choses ;)  Et surtout, que ça vous fera découvrir de nouveaux chouettes blogs !


Au plaisir de vous lire,
Adèle Weiss - Des mots de tête

jeudi 6 avril 2017

Des mots de tête - Mes projets d'écriture 2017


cahiers fleurs café

Après un début d'année un peu chaotique au niveau écriture, entre l'abandon d'un projet à peine amorcé et le syndrome de la page blanche dont j'ai bien du mal à me défaire, je vous propose de faire le point sur mes différents projets, en cours ou en réflexion. 

     Les larmes de Caledë | en cours d'écriture


Roman de fantasy, trouvant ses inspirations dans la mythologie nordique et prenant place dans le même univers que mon projet principal, Prophétie Nordique.

Résumé : « Le royaume du Bois Sombre est protégé par une puissante élite de magiciennes, les Gardiennes. Ces femmes, élues par la Déesse et l'Arbre de Vie, doivent renoncer à mener une vie ordinaire. Lorsqu'un tatouage en forme d'arbres à longues branches éclot au creux de leurs reins, les enfants marquées par la Déesse sont retirées à leur famille pour être formées à devenir les protectrices du royaume.
Lorsque la marque divine apparaît dans le dos de Thalissaë, sa destinée est toute tracée. Elle devra rejoindre la capitale du royaume, intégrer les rangs des Gardiennes, apprendre à maîtriser ses nouveaux pouvoirs et dédier sa vie à la protection de son peuple. À ses dépends, elle apprendra combien il est douloureux de s’écarter de la voie tracée par la Déesse…
» 

C'est le projet qui m'occupe en ce moment. Une histoire courte, prévue en un seul tome, racontant la vie d'une Nymphe vouée à servir son peuple, mais dont les choix l'emmèneront vers un autre destin. Les larmes de Caledë, c'est le destin d'une héroïne forte, qui ne se conforme pas à ce qu'on attend d'elle, avec pour toile de fond une histoire d'amour compliquée, la religion, le devoir et la magie.  

     Prophétie Nordique | en pause


Roman de fantasy, très librement inspiré de la mythologie nordique. Commencé en 2008, sous la forme de jeu de rôle textuel par forum, et avec quelques chapitres épars, sans véritable structure. Le projet de roman prend réellement forme en 2013, après la fermeture de mon forum.

Résumé : « Des siècles ont passé depuis la Prophétie. L'Ordre des Sept Compagnons a unifié la terre du dieu Odinn, préservé la cohésion du continent et maintenu la sécurité de ses habitants. Mais l'aube d'une nouvelle ère est sur le point de se lever. L'Ordre a été dissout et la guerre gronde. Idril, Siran et Telak ne se connaissent pas. Pourtant, bien des siècles auparavant, leurs destins ont été prophétisés par les Nornes et scellés par les agissements des Dieux. Dans cette guerre pour la liberté, l’avenir des sept royaumes est entre leurs mains. » 

C'est mon projet principal, celui qui me tient le plus à cœur. C'est une histoire dense, prévue en plusieurs tomes, où les destins de différents personnages s'entrecroisent. Mon intention est de raconter comment la dissolution de l'Ordre est vécue par ces différents personnages, et comment leurs réactions s'imbriquent les unes aux autres. Depuis 2013, j'ai rédigé un prologue, quatorze chapitres et plusieurs interludes. Mais je me suis rendue compte que j'avais besoin de prendre du recul par rapport à mon histoire et mes personnages. Le projet est donc en pause, le temps que les choses mûrissent. 

     Sous les écailles du dragon | en projet


Roman de fantasy, très librement inspiré de légendes chinoises. L'intrigue prend place dans un univers parallèle, comparable à la Chine Impériale, en proie à de nombreuses guerres intestines. Sous les écailles du dragon raconte l'histoire d'un amour impossible entre deux jeunes gens que tout oppose, avec pour toile de fond des batailles, de la magie et des animaux totems.

     Nouvelles & autres projets 


Récemment, je me suis remise à l'écriture de nouvelles. Dans cet exercice, je suis plutôt orientée science-fiction, anticipation et fantastique. Cette année, j'ai l'intention d'écrire des nouvelles plus régulièrement, mais aussi de répondre à des appels à textes lancés par des revues. Au mois de mars, j'ai répondu à l'appel de la revue Gandahar, « Paradoxes Temporels », en proposant une nouvelle fantastique. Par ailleurs, j'ai toujours dans mes tiroirs une autre nouvelle d'anticipation, qui doit être corrigée. Enfin, mon carnet d'idées déborde toujours d'idées diverses, dont une réécriture de contes et une nouvelle sur le concept des âmes-sœurs.

Je compte aussi continuer l'écriture de fan-fiction et d'interludes hors roman pour mes personnages...
À suivre... :}

samedi 1 avril 2017

Comment vaincre la peur de la page blanche


Montre hibou fleurs
Crédit image : Smells like spring


Après un début d'année un peu chaotique au niveau de l'écriture, entre l'abandon d'un projet à peine amorcé et le syndrome de la page blanche dont j'ai bien eu du mal à me défaire, le printemps souffle un vent frais sur mes envies et projets. J'ai toujours adoré le printemps. On quitte la morosité de l'hiver, et on profite des premières douceurs du soleil. Le printemps m'inspire, car il me redonne goût aux choses que la déprime hivernale avait rendues tristes...    

      Vaincre le syndrome de l'écrivain qui n'écrit pas...

Pour commencer cette nouvelle année, j'ai dû vaincre ma peur de la page blanche, mais aussi ma démotivation générale par rapport à l'écriture. Je ne crois pas qu'il existe une recette miracle pour combattre le syndrome de l'écrivain qui n'écrit pas... Chaque personne doit trouver son rythme, comprendre ses envies, utiliser ses ressources. Certaines personnes auront besoin de lâcher prise complètement, d'arrêter l'écriture pendant quelques temps, de se changer les idées, d'écouter leur Muse et de changer de projet, de se forcer à écrire... Cela dépend de la personne, et de la période. Ce qui marche à un moment donné ne remarchera peut-être pas la prochaine fois.

Pour moi, il a été question d'abandonner mon projet Sous les écailles du dragon, d'accepter que ce n'était pas le bon moment pour cette histoire. De me lancer dans un autre projet, un spin-off de Prophétie Nordique, consacré au peuple des Nymphes. De prendre du recul par rapport à l'écriture, en me consacrant à tout autre chose, notamment aux jeux-vidéos. J'ai pris du plaisir en m'investissant dans un jeu dont l'histoire et les personnages m'ont transportée. Lorsque je l'ai terminé, je me suis rendue compte que j'avais à nouveau envie d'écrire. Que j'avais envie de raconter des histoires comme celle que j'avais suivie. Muse s'était assez ressourcée. 

      ...grâce à la méthode du sablier

Pour vaincre ma peur d'écrire, j'ai testé une méthode d'écriture : la méthode du sablier, proposée par l'auteure Samantha Bailly. L'objectif est de consacrer chaque jour de la semaine un temps spécifique à l'écriture, et d'augmenter progressivement le temps alloué pendant les sessions (cinq minutes d'écriture le premier jour ; dix minutes le deuxième jour ; etc.)

Je ne partais pas forcément convaincue par cette méthode, car je suis du genre à vouloir me consacrer à de longues sessions d'écriture. Et à moins d'avoir deux heures devant moi, je n'ai pas envie de m'y mettre. Sauf que... en cas de blocage, relancer la machine par des sessions très courtes s'avère très efficace. Le premier jour, j'ai utilisé les cinq minutes pour ouvrir mon fichier, et penser à ce que j'avais envie d'écrire. Concrètement, je n'ai pas utilisé ces cinq minutes pour écrire, mais pour désacraliser le moment de l'écriture, ne plus redouter d'ouvrir mon fichier. Ces cinq minutes m'ont permis de créer une sorte de bulle, où seule l'écriture importait. Le lendemain, j'ai utilisé les dix minutes pour écrire ce à quoi j'avais réfléchi la veille... Et j'ai continué en augmentant les séances. Et cela m'a permis de commencer à écrire le prologue de mon nouveau projet, Les larmes de Caledë.

Défi sablier


      ...grâce aux rituels d'écriture

L'année dernière, je vous avais expliqué pourquoi je préférais parler de « rituels d'écriture » plutôt que de routine d'écriture ; cette dernière me donnant l'impression de culpabiliser les personnes qui ne peuvent pas écrire régulièrement. Avec la fin de ma thèse, j'avais peu à peu perdu mes rituels, et j'avais même fini par les mettre complètement de côté quand j'ai voulu recommencer à écrire cette année. Grâce à la méthode du sablier, j'ai retrouvé l'envie de me créer ma « bulle d'écriture » ; et pour que ma bulle soit la plus confortable possible, j'ai renoué avec mes rituels. 

Pour démarrer ma session d'écriture, je commence par diffuser un peu d'huile essentielle dans mon bureau. Une synergie revitalisante (c'est à dire un mélange de plusieurs huiles essentielles) de chez Nature & découvertes qui permet de créer une atmosphère vivifiante, stimulante, propice à l'écriture. Je suis vraiment convaincue par les bienfaits des huiles essentielles, et celle-ci fonctionne très bien pour donner un petit coup de fouet, tout en restant apaisante. Sinon, j'aime bien aussi la bergamote seule, qui créé une atmosphère très relaxante.

Ensuite, je me prépare une boisson chaude, un thé généralement. Puis je coupe mon diffuseur (pour ne pas saturer l'air, il ne faut pas diffuser d'huile trop longtemps). Et juste avant de démarrer, j'active le chronomètre de mon téléphone (c'est mon sablier 2.0), j'allume une bougie et je commence par relire les dernières phrases que j'ai écrites. Après quoi, je peux commencer à rédiger !

      ...grâce l'écriture de projets courts

Quand on éprouve des difficultés à écrire, certains auteurs préconisent de se consacrer à des projets courts, comme les nouvelles. Les projets courts permettent de renouer avec l'écriture, et peuvent donner la satisfaction d'aller au bout de quelque chose. C'est une méthode que j'applique régulièrement. Et qui fonctionne très bien pour moi. J'adore écrire des interludes - des tranches de vie pour mes personnages, qui ne s'insèrent pas dans mon roman. Cette méthode me permet de renouer avec mes personnages dans un cadre plus « décontracté ». Plus récemment, je me suis mise à la fan-fiction (avec les jeux vidéos de Bioware, Dragon Age et Mass Effect, qui ont un effet très stimulant sur mon inspiration et ma motivation). Et cela m'aide à écrire de courts textes uniquement pour m'amuser. 

Peu à peu, je commence à prendre goût à l'écriture de nouvelles. Les deux dernières semaines, je me suis beaucoup investie sur la rédaction d'une nouvelle fantastique, afin de l'envoyer à une revue. Leur appel à texte (ou AT) était dédié aux voyages temporels. Et cela m'a beaucoup inspiré. Il existe des sites répertoriant les AT des revues, comme Épopées fictives (pour la SFFF) ou Le Coin des Appels à textes : jeter un œil aux thèmes des AT peut stimuler l'imagination !



   En résumé, ce sont les principales méthodes que j'ai mobilisées en ce début d'année pour vaincre mon syndrome de l'écrivain qui n'écrit pas ; et j'en suis satisfaite puisque ça a fonctionné ! 


Au plaisir de vous lire,
Adèle Weiss - Des mots de tête

dimanche 12 février 2017

Le syndrome de l'écrivain qui n'écrit pas


Ordinateur et cahier

     Introduction : Pour être écrivain, il faut écrire.


Pour être écrivain, il faut écrire. Cette affirmation peut faire sourire, tant elle est évidente. Se dire écrivain ne suffit pas à faire de nous des auteur.e.s. Pourtant, ces derniers temps, j'ai l'impression d'avoir oublié la base de l'écriture et de l'occupation essentielle de l'écrivain : la rédaction. Certes, je multiplie les projets et les idées ; je dis à qui veut l'entendre que ma passion est l'écriture ; mais le fait est que j'écris de moins en moins. Je me complais dans mes projets de roman, dans l'idée que je me fais des romans que je vais écrire... mais je n'écris plus (ou très peu). Je souffre du syndrome de l'écrivain qui n'écrit pas. Par extension, je souffre du syndrome de l'imposteur : je souffre à l'idée que je ne suis qu'un imposteur parmi les vrais écrivains ; que je n'ai pas ma place parmi ceux et celles qui écrivent vraiment. Pire, l'idée que ma passion soit une imposture me donne des frissons : si je n'arrive plus à aligner trois lignes, peut-on vraiment dire que j'aime écrire, au fond ?


     Comprendre les raisons du blocage


Lorsqu'on a réalisé qu'on souffrait du syndrome de l'écrivain qui n'écrit pas, il faut essayer de comprendre pour quelle.s raison.s on n'écrit plus. Certaines personnes manquent de confiance en elles, en leurs plumes, et se perdent dans les méandres de l'insatisfaction chronique. Certains posent la plume parce qu'ils estiment que leurs écrits ne sont pas originaux, pas intéressants, pas satisfaisants. D'autres passent leur temps à corriger, encore et encore, ce qu'ils ont déjà rédigé (quelques chapitres tout au plus – une attitude que j'ai déjà eue par le passé) À ne pas confondre avec un vrai travail de correction, activité incontournable pour tout écrivain après la rédaction du premier jet. Dans certains cas, c'est la vie personnelle qui se montre incompatible avec l'écriture : déprime, manque de temps, priorités se situant ailleurs, etc. Enfin, pour certaines personnes, l'écriture sera toujours une abstraction, une activité vers laquelle ils tendent : une activité qu'ils intellectualisent mais qu'ils ne concrétisent jamais.


     Apprendre à écouter sa Muse


Une autre raison possible de ce syndrome : ne pas s'écouter en tant qu'écrivain. Et plus globalement, ne pas s'écouter en tant qu'individu. C'est en lisant l'article « Écoute toi quand t'écris !! » de Dominique Lémuri que m'est venue cette idée. Puis, c'est en repensant à l'article de la Nife en l'Air, « Le rythme de la vie », et en commençant à lire « L'art de se gâcher la vie » de Marie Andersen, que j'ai compris que je ne m'écoutais pas en tant qu'individu. Et que je ne m'écoutais donc pas non plus en tant qu'écrivain. En effet, j'ai une approche très intellectuelle des choses, très rationnelle. J'intellectualise beaucoup de choses, plutôt que de les ressentir. Ce qui est paradoxal (ou pas) quand on sait que j'ai des problème d'hyper-émotivité et d'hyper-sensibilité ; que mes émotions sont toujours brutes de décoffrage. L'intellectualisation et la rationalisation sont peut-être une contrepartie à ce côté très « à fleur de peau »... Toujours est-il que j'avais décidé, après ma thèse, de me lancer dans la rédaction d'un roman one-shot, Sous les écailles du dragon, pour tout un tas de raisons. À la mi-janvier, un gros mois après ma soutenance de thèse, j'ai donc décidé d'ouvrir un challenge sur le forum Cocyclics pour commencer officiellement mon projet. Sauf que...

Trois semaines plus tard, je me rends compte que je ne suis pas du tout en phase avec mon projet. Même si je tiens à écrire cette histoire, je dois reconnaître que je ne suis pas inspirée. Muse boude et je n'ai aucune envie d'écrire, comme si j'en avais perdu le goût. Les premiers temps, je me cherche quelques excuses. Je me dis qu'il faut laisser au projet le temps de mûrir. Demain sera un autre jour, je suis sûre que l'inspiration n'est pas loin. Dans son livre, Marie Andersen nous met en garde : ne pas confondre persévérance et obstination. Si la première est une vertu, la seconde nous fait passer à côté des choses. Par ailleurs, à trop attendre un demain plus joyeux, on finit par se complaire dans l'inaction, la passivité, l'attente. À la lecture de son livre, j'ai une sorte de déclic qui m'ouvre les yeux : je n'ai pas envie d'écrire Sous les écailles du dragon pour le moment. J'accepte enfin de reconnaître que mes désirs ne sont pas compatibles avec les plans que j'avais formulés.   

Je décide donc de mettre en application ce que j'ai lu : je ne vais pas m'acharner sur ce projet, en attendant obstinément que les choses changent d'elles-même. En attendant d'avoir envie. En culpabilisant de ne pas avoir envie. J'ai tellement intellectualisé ce moment et ce projet, cette fin de thèse qui me permettrait de commencer un nouveau roman... que j'ai oublié d'écouter mes tripes et mon cœur. Trois semaines après l'ouverture de mon challenge sur Cocyclics, je demande donc à le suspendre. J'y reviendrai quand l'inspiration sera revenue.

Stylo et boule de papier

     Ne pas avoir peur d'expérimenter


Alors que je désespérais de ne plus avoir envie d'écrire, alors que je culpabilisais de ne pas profiter du temps que j'ai enfin pour l'écriture, alors que je pensais être partie pour plusieurs semaines de non-écriture... devinez qui décide de n'en faire qu'à sa tête ? Muse, évidemment. Il est amusant de constater à quel point, du jour au lendemain, mon état d'esprit s'est renversé. Avant-hier, je demandais la suspension de mon challenge. Aujourd'hui, Muse est en train de composer mon prochain projet.... et me donne à nouveau envie de m'y mettre. C'est comme si, en officialisant l'arrêt de Sous les écailles du dragon, en acceptant de renoncer temporairement à ce projet qui ne m'inspire pas, j'avais fait sauter les verrous de mon inspiration. Muselée, ligotée à un projet dont elle ne voulait rien entendre, mon inspiration s'était éteinte et mon goût de l'écriture s'était évanoui. Libérée de ses entraves, Muse se plaît à imaginer tout un univers de possible...

Mais, en définitive, on en revient au même point : une nébuleuse de projets plane au-dessus de ma tête. Que dois-je en faire ? Je me dis que je ne devrais pas m'engouffrer dans un nouveau projet si rapidement, ce n'est pas raisonnable... mais, pourquoi pas, en fait ? Qu'est-ce qui me retient ? Qu'est-ce qui m'en empêche ? Un sentiment de culpabilité (ou de faiblesse) de ne pas réussir à garder le contrôle ? de ne pas réussir à tenir mes plans ? de ne pas réussir à me consacrer au projet que je voulais mener en ce moment ? Pourquoi intellectualiser, rationaliser, brider mes désirs plutôt que de suivre mon instinct et mes envies ? La peur de me lancer dans un nouveau projet, mais comme pour les autres, de me rendre compte au bout de quelques semaines que je ne terminerai pas ? Je conclurais donc cette article par une citation de Marie Andersen :
« La peur de l'échec empêche la découverte et anesthésie la puissance. Cette crainte est souvent alimentée par l'impression que si on commence, on devra aller jusqu'au bout (...) Mais toutes les situations ne nécessitent pas cette sévérité, bien au contraire. On peut ébaucher, expérimenter, constater que ce n'est pas fait pour nous et interrompre, sans que cela ne fasse un drame. » 
C'est simple : je réfléchis beaucoup trop ! L'important, c'est de se faire plaisir, d'identifier ses réelles envies, de laisser son inspiration et ses envies s'exprimer ; ne pas hésiter à prendre son temps, laisser du temps au temps ; et s'accorder le droit de tâtonner, d'expérimenter.... On ne peut pas courir avant d'avoir appris à marcher.  

lundi 23 janvier 2017

Mettre un projet en pause


livre vintage


Il y a quelques années, j'étais persuadée que je n'écrirais jamais rien d'autre que Prophétie Nordique. Concentrée sur mon projet, mon imagination n'avait pas de place pour d'autres univers, d'autres personnages, d'autres histoires... Depuis, j'ai réalisé que ce n'était pas le cas et que d'autres projets pouvaient pointer le bout de leur nez : romans ou nouvelles, je n'ai désormais que l'embarras du choix. Pour autant, mon mode de vie n'est pas adapté pour mener tous ces projets de front. Il m'a donc fallu faire un choix parmi mes différents projets. 

Prophétie Nordique, ma priorité depuis 2008


Jusqu'ici, Prophétie Nordique a toujours été ma grande priorité : d'abord sous forme de jeu de rôle textuel pendant cinq ans ; puis sous forme de roman par la suite. Cela fait neuf ans que je travaille sur l'univers et les personnages, par le biais de ces deux supports. Si j'ai toujours donné la priorité à Prophétie Nordique, c'est parce que c'est LE projet. Celui qui me tient le plus à cœur, celui dans lequel je me suis le plus investie, celui que je veux porter le plus loin. C'est donc naturellement, et sans doute inconsciemment, que j'ai fait l'impasse sur d'autres projets. Puisque j'avais déjà tant à faire sur Prophétie Nordique (et de moins en moins de temps à consacrer à l'écriture) je ne voyais pas l'intérêt de réfléchir à d'autres projets. Sauf que...

Prophétie Nordique, entre doutes et incertitudes


À plusieurs reprises, j'ai dû faire face à des périodes de doutes, d'incertitudes et de remise en cause. Face à l'ampleur du projet, face à la hauteur de mes exigences pour un projet que je désirais (trop) parfait, je me suis plusieurs fois sentie dépassée. Mon côté perfectionniste, mais également l'attachement que je porte à ce projet, ont plus d'une fois entaché ma capacité à avancer. Mon inexpérience dans la façon de rédiger et terminer un roman ont également joué sur l'avancement du projet.       

Pourquoi j'ai décidé de mettre Prophétie Nordique en pause


Pour toutes ces raisons, j'ai décidé de mettre Prophétie Nordique de côté, cette année. Pour commencer, j'avais envie de donner une chance à un autre projet, Sous les écailles du dragon, un projet de fantasy romantique, très librement inspiré d'une légende chinoise. Ensuite, j'avais besoin de prendre du recul par rapport à Prophétie Nordique ; de laisser les choses se poser, décanter et mûrir. Pouvoir revenir avec un regard neuf quand je m'y replongerai. Enfin, je souhaitais me faire la main avec Sous les écailles du dragon, expérimenter de nouvelles techniques d'écriture, apprendre à mieux me connaître en tant qu'auteure. Pour pouvoir ensuite appliquer à Prophétie Nordique tout ce que j'aurais appris.           
      

mercredi 18 janvier 2017

Des mots de tête - Perismer, La Reine des noctères, de Franck Dive


Perismer, Reine des noctères

 Cinq fleurs : Je suis conquise (Coup de cœur)



Titre : Pérismer, La Reine des noctères
Auteur : Franck Dive
Genre : Fantasy
Public visé : Adolescent
Année de parution : 2016
Nombre de pages : 352 pages (Éditions Mnemos)

Quatrième de Couverture : Ils sont cinq. Cinq adolescents qui vivent depuis leur plus jeune âge dans un monastère isolé du monde extérieur. Par une nuit tragique, ils échappent de justesse à l’agression de ténébreuses créatures et, pour survivre, doivent se résoudre à l’exil.
Un long périple les attend, au cours duquel ils n’auront pas d’autre choix que d’apprendre à s’entraider et à dépasser leurs différences, car face à eux se dresse la Reine des noctères, un fléau qui les considère déjà comme ses pires ennemis.

Ce que j'en ai pensé (sans spoiler) La Reine des noctères, premier roman de Franck Dive et premier tome de la trilogie Pérismer, a été un véritable coup de cœur ! L'auteur nous entraîne dans le monde de Pérismer, et dans le sillage de cinq adolescents - trois jeunes garçons et deux petites filles - contraints de quitter le monastère où ils vivent. Ils doivent fuir les terribles noctères, créatures insectoïdes malfaisantes, lancées à leurs trousses pour une raison qu'ils ignorent (et que les adultes leur ont visiblement cachée durant toutes ces années...)

La Reine des noctères est un roman initiatique où des adolescents sont confrontés à une destinée qui les dépasse, un classique pour la fantasy. Toutefois, l'écriture fine et intelligente de Franck Dive donne tout son sel à  la Reine des noctères : ce roman est loin de n'être qu'un énième roman initiatique. Première originalité, le roman n'est pas porté par un jeune héros, mais par plusieurs adolescents qui ont chacun voix au chapitre. Le roman alterne entre les différents points de vue, ce qui donne une sacrée saveur à l'ensemble. Si, au début, les trois jeunes garçons se distinguent assez peu, leurs différences se révèlent et s'accentuent par la suite. Ils sont attachants, chacun à leur manière (mais c'est Erian que j'ai eu le plus envie de câliner, tant il est chou !) Mon regret sera que les deux petites filles ne se distinguent pas suffisamment l'une de l'autre, et sont toujours englobées comme « les jumelles » (néanmoins, ce point est contrebalancé au milieu du roman par l'arrivée d'autres personnages, mais je n'en dis pas plus) On n'entend pas assez leur voix, contrairement aux trois garçons qui sont au cœur du roman. Ensuite, j'ai beaucoup aimé les personnages adultes qui gravitent autour des adolescents. Les personnages secondaires sont travaillés et développés, c'est agréable. Enfin, les lieux et les environnements sont soignés par l'auteur, ce qui nous fait vraiment voyager à travers Pérismer.           

Mon avis en résumé : La Reine des noctères est un vrai coup de cœur. Tout au long du roman, j'ai eu le sentiment de renouer avec les lectures qui ont bercé mon adolescence et mon immersion dans la fantasy, comme Les Quêtes et Mondes d'Ewilan. C'est avec plaisir que j'ai suivi Amonis, Pharnis et Erian (et les autres) et c'est avec plaisir que je lirai la suite de leurs aventures !